Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 22:16

  

Souvenirs,

 

Saint-Leu-La-Forêt le 5 décembre 2003

 

C’est en l’embrassant sur l’ oeil,

Que je m’aperçus qu’elle pleurait.

 

La girafe avait des couleurs fauves.

 

Le cinéma s’était tue,

Les fauteuils rabattus.

 

Les soirs d’automne,

Les vents s’engouffraient dans la cheminée

Ou une trappe clapotait.

 

Une fois par an,

Ils retrouvaient leur chien de vacances.

 

Il achetait chez le primeur quelques beaux fruits

Qu’il posait dans les arbres.

Son père croyait au miracle.

 

Elle allait et venait,

Servait les clients,

Passait devant moi

Et je respirais à son passage,

Le parfum de l’amour.

 

Le chat dormait sur le dos,

La tête en arrière dans le vide.

Le soleil au ventre alimentait sa chaudière.

 

Il remontait la rue Saint-Blaise en hurlant sa souffrance

Et en buvant sa vie.

 

Dans le métro,

Place d’ Italie,

Les yeux exorbités,

Il pointait un couteau sur la gorge d’un enfant.

 

Le chat suivait des yeux la mouche qui cherchait un parking.

 

Le mer creusait la cote fortement puis la rebouchait.

 

Chaque matin,

Les marteaux piqueurs étaient en réunion.

 

Les grues,

Du bout de leurs cheveux,

Touchaient le soleil.

 

Le roulement de la machine à laver,

Offrait au silence de la maison,

Le mystère de la technologie.

 

L’huissier était si méchant qu’il s’habillait de noir.

 

La lessive cuisait dans de grosses lessiveuses

Ou de grandes cheminées crachaient leurs eaux chaudes.

 

 

 

 

Dans la salle d’attente,

Un radiateur craquait en me faisant sursauter.

 

Un sourire vint à ses lèvres,

Puis un fou rire s’empara d’elle .

 

Il passait son temps à compter les pavés de la rue.

 

La locomotive vrombissait,

Sifflait,

Hurlait,

Elle vivait.

 

 

 

 

François TIGANI

 

 




 

Par François Tigani - Publié dans : Intime - Communauté : GALERIE DES LETTRES
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 09:16
La Carte Postale,
    
  
Conflans-Sainte-Honorine, le 8 novembre 2003
 
Chaque week-end,
Il s’était fixé une destination différente.
 
Les deux journées qu’il attendait avec impatience,
Lui apportaient le plus grand des bonheurs.
 
Pendant ces merveilleux instants,
Il profitait de tout,
De tout oui,
Mais sans oublier d’acheter cette fameuse carte postale
Qu’il s’envoyait à lui même.
 
François TIGANI
 
 
Par François Tigani - Publié dans : Aventures suréalistes
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